Le Seul et Vrai Paradis : Une histoire de l’idéologie du progrès et de ses critiques PDF

Le Seul et Vrai Paradis : Une histoire de l’idéologie du progrès et de ses critiques PDF

En commun avec les animaux non humains, nous réagissons le plus puissamment aux stimuli supranormaux à bouton-chaud.


Les fractions les plus modestes des classes moyennes européennes et américaines, grâce à leur culture du sens des limites, surent un temps se prémunir contre les mirages de la surabondance illimitée. La tradition de radicalisme plébéien qui fut celle de cette petite bourgeoisie donna lieu à la seule tentative sérieuse de poser l’une des grandes questions politiques refoulées des XIXe et XXe siècles : l’abandon de ce fondement matériel de la vertu civique qu’était la propriété des moyens de production annonçait-il vraiment des temps meilleurs? George Orwell, Walter Benjamin ou encore Hannah Arendt ont montré qu’il n’était pas nécessaire d’être progressiste pour être démocrate. Christopher Lasch montre que les mouvements démocratiques des trois derniers siècles, aussi bien en Europe qu’outre Atlantique, se constituèrent tous en opposition à un  » mouvement de l’histoire  » auquel ils ne croyaient pas.  » L’Histoire n’a pas de sens unique et le progrès de la société passe parfois par le refus de certaines modernisations sociales. (…) La nostalgie politique est un désastre, mais pas la volonté de garder en mémoire certaines leçons du passé. L’optimisme est une sottise, mais l’espérance une valeur. La pensée critique a du mal à se faire entendre. En voici une voix puissamment articulée.  » Michel Schneider, Le Point.

Des groupes d’activistes mystiques voyaient maintenant l’opportunité de réaliser quelque chose sur le plan politique. Cette exploration a certainement ouvert de nombreuses questions intéressantes. Mieux vivre grâce à la chimie ne doit pas être juste un slogan accrocheur.-}

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